Télécom SudParis rentrée 2026 : trois nouvelles formations et une convention entrepreneuriat

Le secteur de l’ingénierie numérique se réorganise autour de l’intelligence artificielle, des données de santé et des enjeux de souveraineté technologique. Pour sa rentrée 2026, Télécom SudParis fait évoluer son offre de formation en déployant trois nouveaux parcours et structure en parallèle sa dynamique entrepreneuriale sur son campus d’Évry-Courcouronnes.

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Trois nouveaux parcours pour l’ingénieur Télécom SudParis

École membre de l’Institut Mines-Télécom (IMT), Télécom SudParis articule sa formation autour de deux diplômes d’ingénieur, généraliste et de spécialité, adossés aux activités de recherche de ses laboratoires. Pour la rentrée 2026, l’établissement structure trois nouveaux parcours et colorations : un certificat en intelligence artificielle, une voie d’approfondissement en Biomedical Data Science (BMDS) et un parcours Défense.

Un certificat en intelligence artificielle intégré au cursus généraliste

Le nouveau certificat en IA s’intègre au cursus de formation d’ingénieur généraliste (FISE) sur trois ans. L’objectif dépasse l’usage des outils d’IA : il s’agit de former des ingénieurs concepteurs de modèles, capables d’en comprendre la mécanique algorithmique et mathématique. La première année pose un socle théorique (probabilités, statistiques, bases de données), la deuxième approfondit les réseaux de neurones, le deep learning, les modèles génératifs et les LLM, et la troisième met l’accent sur le génie logiciel appliqué ainsi que le traitement d’images et de signal. Un module obligatoire de 3 à 5 heures est consacré aux enjeux éthiques, de gouvernance et d’IA frugale.

Données biomédicales et défense : deux nouvelles voies stratégiques

La voie d’approfondissement Biomedical Data Science prépare les ingénieurs à concevoir des outils performants pour la médecine et le soin. Elle a été développée en partenariat avec l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) et la Fondation Hôpital Saint-Joseph, et propose des stages immersifs en milieu hospitalier. Cette filière constitue aussi un vecteur pour attirer davantage de profils féminins vers les filières technologiques.

Le parcours Défense concrétise une alliance stratégique avec la Direction Générale de l’Armement (DGA). Il vise à enrichir le profil d’ingénieur du numérique pour répondre aux besoins de l’État et de la Base Industrielle et Technologique de Défense (BITD), en sensibilisant les étudiants aux enjeux géopolitiques, économiques et technologiques de la défense nationale, notamment la cybersécurité, l’IA et la lutte anti-drones, mais aussi la démilitarisation. L’enseignement, dispensé par des professionnels de l’armement, comprend une immersion opérationnelle et des challenges.

Une convention pour concilier stage et création d’entreprise

Télécom SudParis formalise cette rentrée sa convention ingénieur-entrepreneur, en s’appuyant sur son incubateur IMT Starter, présent sur le campus depuis 25 ans. Ce dispositif permet aux élèves-ingénieurs de remplacer jusqu’à 7 mois de stages obligatoires, en 2e et 3e années, par le développement de leur propre projet entrepreneurial. Un double encadrement – coaching business d’IMT Starter et suivi académique d’un enseignant-chercheur tuteur – garantit le respect des exigences de la Commission des titres d’ingénieur (CTI), permettant aux étudiants de créer leur entreprise sans interrompre leur parcours académique.

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Mixité et diversification des voies d’accès à Télécom SudParis

L’école affiche 24 % d’étudiantes dans ses effectifs globaux de rentrée et déploie des actions de lutte contre l’auto-censure salariale et les stéréotypes de genre. Cet engagement passe aussi par la diversification des voies d’accès au diplôme : le recrutement post-classes préparatoires, via le concours Mines-Télécom, coexiste avec les admissions parallèles sur licences et diplômes universitaires de technologie.

Selon François Dellacherie, directeur de Télécom SudParis, cette évolution de l’offre de formation doit donner aux élèves-ingénieurs les clés pour comprendre, concevoir et mettre en œuvre les technologies numériques face à l’accélération des transformations scientifiques et industrielles. Il associe cette ambition à la capacité d’expérimenter et d’entreprendre, présentée comme l’articulation entre innovation, entrepreneuriat et responsabilité appelée à faire des étudiants les acteurs des transformations numériques de demain.

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