La rigueur en prépa : un objectif inatteignable ?

Le plus gros obstacle pour les élèves de prépa n’est pas forcément l’ampleur du programme, la pluralité des disciplines ou encore le manque de sommeil (quoique…) mais plutôt quelque chose de plus subtil et qui fait rouspéter les jurys de concours chaque année : la rigueur.

 

La rigueur, késaco ?

 

    Mais pourquoi en demande-t-on autant finalement ? Cela apparaît en filigrane dans chaque rapport de jury, d’où l’importance d’en lire pour bien comprendre les attendus de la prépa : fondamentalement, la rigueur est ce qui permet de construire un discours, une argumentation tant scientifique que littéraire. Cela permet en fait de montrer au jury que vous comprenez ce que vous faites, que vous maîtrisez les théorèmes et les hypothèses que vous utilisez, ou que vous comprenez les citations et la pensée des auteurs sur lesquels vous vous appuyez. En quelque sorte, cela rejoint le socle des compétences cachées de la classe préparatoire, avec l’esprit critique et la posture scientifique. Dans le rapport du Concours Centrale de 2019, nous pouvons, notamment, trouver ces reproches.

<< Nous y reviendrons ci-dessous mais nous avons également noté un gros manque de précision et de rigueur dans beaucoup de copies :

  • Des affirmations sans justification
  • Présence d’un résultat sans citation des hypothèses
  • Confusion avec des hypothèses de questions précédentes
  • Confusion entre une équivalence et des mots de liaison comme « donc ».>>                      

Plus de rapports : https://www.concours-centrale-supelec.fr/CentraleSupelec

 

Comment devenir rigoureux ?

 

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Le point de départ, c’est la connaissance et la compréhension de son cours :

Si vous ne le connaissez pas, cela va sauter aux yeux de n’importe quel examinateur. Vous n’aurez pas les termes précis, les hypothèses bien énoncées, et finirez en baragouinant. Pire encore, si vous essayez de cacher vos lacunes en montrant un résultat justifié par « trivial », soyez sûr que le jury s’engouffrera dans la brèche. 

Si vous ne le comprenez pas, vous finirez par oublier une des hypothèses, un connecteur logique, ou passerez à côté des intentions d’un auteur, pour finir en hors-sujet ou en contresens. Au contraire, si vous le comprenez, vous pourrez toujours vous assurer quelques points à chaque annonce de résultat par une validation bien fournie.

Évidemment, tout connaître sur le bout des doigts est extrêmement ardu, et tout comprendre dans toutes les matières l’est plus encore car certains raisonnements peuvent demander une façon différente de penser, et aussi selon les profs ! Cependant, une technique mise au point par l’Education Nationale et bien adaptée permet justement de résoudre la plupart de vos problèmes.

Analyser – S’approprier – Réaliser – Valider – Communiquer

C’est une démarche qui permet de mobiliser très facilement ses connaissances :

  1. Analyser : Comprendre les termes du sujet, identifier les points clés et les informations superflues, relever les données et valeurs numériques, comprendre les schémas et figures.
  2. S’approprier : Faire un schéma explicatif du problème (surtout en physique), résumer ou classer dans des éléments d’un texte ou d’un document comme une image ou un graphique (en français, en anglais).
  3. Réaliser : C’est en général ce sur quoi on pense être le plus doué : la résolution de l’exercice. A force d’en avoir mangé des pages entières, certaines justifications peuvent sembler évidentes au point d’être passées à la trappe. C’est pour cela qu’il faut développer des automatismes de rédaction afin de ne pas se faire tacler par le correcteur à cause d’une étourderie.
  4. Valider : La dernière étape de la résolution d’un problème. Lorsque vous encadrez le résultat en rouge, vérifiez bien les unités, vérifiez que le résultat ne soit pas aberrant (cela peut nécessiter des références d’ordre de grandeur). Pour les matières littéraires, cela correspond à se relire, faire attention aux fautes et contresens, mots de liaisons inadaptées, etc.
  5. Communiquer : La mise en forme, les gribouillis et ratures, la lisibilité de votre écriture, tout ça rentre aussi évidemment en ligne de compte pour la note finale. Restez toujours le plus clair et le plus concis possible, soulignez, encadrez les résultats, laissez de l’espace entre vos paragraphes ou vos parties, en bref : donnez envie au correcteur de vous lire (tout en restant sobre et pertinent évidemment).
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